Projet police politique (II)

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L’événement « Les archives de la police politique: un défi pour la transition démocratique? » a eu lieu les 12 et 13 novembre 2011, soit vingt jours après les premières élections tunisiennes libres et transparentes.

Avant l’événement, nous avions fait pas mal de lobbying pour que les choses bougent au niveau du gouvernement. M. Lazher El Akermi, ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur, chargé de la réforme, m’avait reçu. J’ai pu lui expliquer notre point de vue et combien il était important d’entamer tout de suite un processus pour la protection et le traitement des archives. Je l’ai invité à parler lors de la clôture de l’événement, ce qu’il a accepté.

Pour l’ouverture de l’événement, nous avions invité M. Taïeb Baccouche, ministre de l’Education à l’époque et ancien syndicaliste et militant politique, un homme que je respecte pour son honnêteté intellectuelle et ses positions toujours humanistes.

Le premier jour, l’événement s’est déroulé à El Teatro. Nous avons eu énormément de monde. La salle était pleine, voire même plus que pleine. Bien qu’il n’y avait plus de places, des personnes ont insisté pour entrer et se sont installés dans les passages entre les sièges.

L’équipe était tellement fière. Nous étions fiers de nous, biensûr, mais nous étions surtout fiers des Tunisiens, aussi intéressés par ce sujet que nous considérions comme prioritaire. Les médias étaient également au rendez-vous.

Le film était émouvant. L’exposition artistique était riche.  On avait installé des box avec des écrans qui projetaient des mini-vidéos de micro-trottoir. Dans ces vidéos, on voyait des citoyens répondre à des questions sur la police politique. Malheureusement, trop prise par la logistique, j’avais à l’époque oublié de remercier les artistes lors de l’ouverture de l’événement. Je répare mon erreur aujourd’hui et je les remercie vivement pour leur participation.

Le deuxième jour de l’événement s’est déroulé à l’hôtel Golden Tulip El Mechtel. Il s’agissait exclusivement de conférences. Le programme des conférences étaient très pointu et nous avions invité d’excellent experts étrangers.  Les participants étaient divers: militants, militaires, policiers, simples citoyens, hackers… etc.

A un moment donné, Samir Feriani, un ancien policier a pris la parole pour dénoncer la destruction des archives de la police.

Le dernier débat a permis à des militants des droits de l’homme et un membre de la police nationale d’exprimer leurs points de vue sur la police politique et le traitement de ses archives.

En clôture, Lazher El Akermi, lors de son discours, a fait des propositions. Bien que nous n’étions pas d’accord avec toutes ses positions, il s’agissait pour nous d’un un pas important. Un représentant de l’Etat avait fait des propositions et il engageait l’Etat.

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